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 | Sujet: textes en vrac Sam 4 Sep - 11:04 | |
| Bon je commence en mettant une nouvelle, j'en ai écris pas mal mais celle là reste ma préférée. Par contre, comme elle est très longue je la met par petits bouts. j'en ajouterais un deux fois par semaine. Ephemeride.
Recommencer, encore et encore. Prendre la route, et ne jamais s’arrêter. Oublier, encore et encore. Vivre, et ne jamais s’arrêter. Alice, plongée dans un état second, entendait la bruit de l’eau sur la vitre, régulier. A coté d’elle, sa mère parlait depuis leur départ. De quoi ?la jeune fille aurait été incapable d’y répondre. Elle n’était plus là, et, soigneusement, fil après fil, elle cassait la toile de ses souvenirs. Plus elle oubliait, plus son corps devenait une coquille vide. Elle se sentait apaisée. Bientôt elle recommencerait tout, et quand elle n’en pourra plus, il lui suffira de fuir à nouveau et d’oublier pour vivre. Oublier est si facile, il suffit de prendre un peu de son temps pour récapituler le tout, et, au fur et à mesure que les kilomètres l’éloignent, sa mémoire s’efface. Une heure, deux heures, le ciel s’éclaircit en même temps que ses idées. Red town. Une ville au hasard, loin de tout ce qu’elle a connu, comme d’habitude. Elle ferma les yeux pour finaliser le tout. Son cerveau effaça tout ce qui fut ses amis. Elles arrivèrent à la tombée de la nuit dans leur nouvelle maison. Tout était vide…Une nouvelle vie à remplir, à supporter, puis à abandonner. Sa mère amassait une petite fortune avant chaque nouveau départ, leur permettant de tout recommencer correctement. Comme d’habitude, elle avait changé la coupe et la couleur de ses cheveux et cette fois ci, elle avait opté pour une coupe au carré, noire, jurant avec son teint cadavérique. Alice avait abandonné sa teinture orangée pour son naturel blond, son style de vêtement aussi se modifiait à chaque voyage. Le dernier était sombre et large. Celui là serait totalement différent. Elle monta son unique bagage dans se qui sera sa chambre. Ses yeux accrochèrent la fenêtre donnant sur la forêt. L’adolescente se mit à rêvasser en se demandant combien de temps elles tiendraient en ce lieu. - Un fast food ça te dit ? Alice se retourna et se retrouva face à sa mère. Son visage était souriant mais à force de fuir le temps il s’y était ancré fermement. C’était néanmoins une belle femme. - Pourquoi pas. Les fast foods la rendaient malade mais peu importait. Demain serait un jour nouveau. )O(
L’installation des meubles se fit tôt le matin. Alice, peu adepte des grands remue ménages, laissa les autres gérer la situation tandis qu’elle s’aventurait dans la ville. Personne n’était dehors à cette heure ci. La jeune fille esquissa un sourire satisfait. Elle aimait quand tout était calme. C’était vraiment une toute petite ville dont on avait vite fait le tour, cernée par une réserve naturelle, elle ne comprenait que peu de bâtiments importants. Alice fut tout de suite attirée par l’église : haute d’une trentaine de mètres, elle abordait de larges vitraux colorés reflétant la lumière même à l’extérieur. Impressionnée, elle ne pu s’empêcher de pousser les lourdes portes de bois pour y découvrir un spectacle époustouflant. Chaque détail renvoyait un sentiment emplis de mystère, c’était comme si elle s’était retrouvée catapultée quelques siècles avant, au temps des sorcières et autres créatures légendaires. Elle eu envie de tomber à genoux, bien qu’elle ne fut pas croyante, éblouie. Au lieu de ça, elle s’assit sur un banc et laissa le temps passer, passer, passer… Elle était si apaisée, si calme ! Son esprit se vidait lentement tandis que ses paupières se fermèrent paisiblement. - Mademoiselle, il ne faut pas rester ici. Combien de temps s’étai il écoulé ? Une minute ? Une heure ?un siècle ? Alice ouvrit les yeux et se redressa. Près d’elle se tenait l’être le plus beau qu’elle ai jamais vu. Son regard d’ébène la retournai jusqu’au plus profond de son être, des yeux durs et déterminés soulignant un visage anguleux encadré de longs et soyeux cheveux argentés. Quelle étrange couleur ! Sa voix retentit à nouveau, provoquant d’agréables frissons. - Est-ce que ça va ? La réponse fusa avant même qu’elle n'ai pu la retenir. - Parfaitement bien. C’est sûrement un rêve, pensa t’elle, oui, un beau rêve où un ange majestueux se penchait sur elle. Il arqua un sourcil. - Vous êtes sûre ? - Sûre et certaine. Elle se releva et mit un temps à retrouver son équilibre. Un coup d’œil à sa montre la ramena à la réalité. - 18heure ! Mince ! Je dois rentrer ! Elle jeta un dernier regard à l’apparition et constata avec soulagement qu’il ne s’était pas volatilisé. Dehors, la pluie tombait à verse, Alice dû courir mais le temps qu’elle arrive chez elle, ses cheveux et ses vêtements étaient trempés. Confortablement installée dans son nouveau canapé, sa mère ne l‘avait pas attendue pour manger. Néanmoins, une assiette de pâtes fraîchement achetées l’attendait sur la table. - Désolée, je n’ai pas vu le temps passer. - C’était si beau que ça ? - Magnifique… |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Sam 4 Sep - 23:25 | |
| Apparemment Alice a l'air d'être spécial.. j'espère que sa va pas ressembler a twilight ^^"
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 | Sujet: Re: textes en vrac Sam 4 Sep - 23:27 | |
| Oo tu me vois en train de refaire un remake de twilight?! c'est mal me connaitre ça... |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Sam 4 Sep - 23:30 | |
| Non , mais moi qui a vu le premier " je n'aime pas lire les roman etc.. " je trouve que sa ressemble. |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Sam 4 Sep - 23:53 | |
| attend de lire la suite.... |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Dim 5 Sep - 20:53 | |
| Voilà voilà, la suite^^ Quatre jours. Quatre jours qu’elle entrait dans cette église après les cours. Quatre jours qu’elle ne l’y trouvait pas. Ailleurs non plus … )O( Lorsqu’Alice entra dans la classe ses yeux s’écarquillèrent et elle se figea. IL était là, assit au fond. Lui, l’ange qu’elle avait cherché tout les jours sans résultat, voilà qu’il venait à elle, juste à côté de la place qu’on lui avait attribuée lorsqu’elle était arrivée. Son regard était fixé sur elle, moqueur. Sally, une fille qu’elle appréciait, posa une main sur son épaule. - Eh, ça va ? Ses yeux suivirent la trajectoire de la blonde et un léger sourire se dessina sur ses lèvres qui répondirent à la question muette de sa camarade. - C’est Evangel. Il était malade quand tu es arrivée. Un coup de froid il me semble. Alice s’assit à sa place, osant à peine le regarder, et lorsqu’elle eu le courage de le faire, il avait posé sa tête sur ses bras croisés et la fixait. Lorsqu’il se rendit compte qu’elle l’avait remarqué, il se redressa et lui demanda, gravement : - Alice, c’est ça ? Pourquoi tu viens tous les jours à l’église ? Tu n’as pas l’air très croyante pourtant, je me trompe ? La jeune fille vira au rouge et ne répondit pas, plongeant dans son cahier pour y prendre des notes. Evangel insista et l’obligea à tourner la tête dans se direction en la prenant par le menton. Sa voix sonna dure. - Evite de fouiner dans ce coin. Tu pourrais le regretter. Il la lâcha ensuite et n’y prêta plus aucune attention. Alice resta interdite, son esprit repassa en boucle ses propos. Sa curiosité avait été piquée. )O( L’église. C’était le cœur de tout. C’était là qu’elle l’avait vu pour la première fois. C’était là qu’elle ne devait pas « fouiner ». Cette interdiction, comme tant d’autres ayant attisé sa curiosité, passa immédiatement en mode contraire dans son cerveau. Enfin, pas si tôt que ça, trop impressionnée qu’elle était par l’adolescent, elle lui avait obéit pendant quelques jours et paru ne plus exister aux yeux d’Evangel. Puis, sa crainte passée, elle poussa encore une fois les lourdes portes de bois dans le but de retenir le moindre détail et « fouiner ». Trois jours plus tard, le miracle s’accomplit : le bel ange daigna la regarder. Bon, d’accord, c’était un regard haineux qui semblait vouloir dire « Si tu y retournes tu mourras dans d’atroces souffrances », mais Alice n’en avait retenu que l’essentiel : elle existait à nouveau à ses yeux. )O( Le dimanche, quel jour merveilleux pour braver à nouveau cet interdit qui lui avait valu l’attention du plus bel être sur Terre ! En premier lieu, elle se fondrait parmi les croyants pour observer le prêtre qui passait à ses yeux pour un espion sous couverture, puis elle passerait le reste de sa journée à flâner dans ce même lieu, cherchant un quelconque indice. Pour le moment, Alice s’étirait comme un chat dans son lit. L’odeur de pain chaud lui ouvrit l’appétit, mais d’abord, un passage par la salle de bain achèverait de la réveiller. Elle ferma les yeux en laissant l’eau brûlante couler sur sa peau, aussitôt, l’image d’Evangel s’imprima sous ses paupières ce qui lui arracha un sourire. Lorsqu’elle ressortit, vêtue d’une simple robe-pull et de bas en laine, elle ouvrit la fenêtre pour aérer sa chambre. Un cri étouffé jaillit alors. IL était là, en bas, appuyé sur sa moto gris anthracite. Ses yeux noirs la transpercèrent de part et d’autre et, à son grand étonnement, ses lèvres s’étirèrent en un sourire narquois. Enfilant aussi vite qu’elle pu ses bottes lacée, elle manqua de tomber dans les escaliers, couru dans le couloir, et enfin, ouvrit la porte toute essoufflée. Il n’avait pas bougé d’un pouce, la fixant du bout de l’allée, sans un mot. Incapable de prononcer quoi que ce soit, Alice le rejoignit. - Pourquoi tu continues ? demanda t’il calmement. Aucun son ne sortit de la gorge de l’adolescente. Il continua sur le même ton. - Tu veux me provoquer ? Sans lui laisser le temps de répondre, il ajouta avec un sourire en coin. - A moins que tu ne sois folle amoureuse de moi… Il trouva confirmation à son affirmation au teint écrevisse de la jeune fille qui tenta de protester. Evangel soupira et exposa alors la vraie raison de sa visite dans un ordre autoritaire. - Monte. Si je fais plus attention à toi ça ira ? C’était à l’évidence, une question dont il n’attendait même pas qu’elle lui réponde puis qu’il lui tendit aussitôt un casque et s’installa sur sa moto. Alice n’avait pas mangé, son ventre grondait furieusement, mais elle se sentait bien, enlaçant le torse parfait d’Evangel. Il l’emmena sur une falaise qui surplombait un lac gigantesque encerclé par une forêt dense. Alice risqua un coup d’œil vers le bas, et la peur lui fit oublier un moment sa timidité. - C’est ici que tu te débarrasses des gêneurs ! - Crétine, souffla t’il, nous n’utilisons plus ces méthodes depuis des siècles. Quoique… Ignorant cette dernière remarque, elle demanda en s’éloignant prudemment du bord (on ne sait jamais…) : - Alors pourquoi tu m’as emmenée ici ? - Parce que c’est loin de l’église. - C’est tout ? - Oui. Déconcertée par cette réponse on ne peu plus franche, elle croisa les mains dans son dos et détailla le décor. Des arbres. Des kilomètres d’arbres. Des kilomètres de sentiers sinueux où elle avait cru mille fois mourir. Evangel avait l’air de s’ennuyer fermement. Il foudroya la blonde du regard et s’éloigna. - J’ai quelque chose à faire dans le coin, toi tu ne bouges pas d’ici à moins que tu ne veuilles que je te balance vraiment du haut de cette falaise. Puis il disparut dans les bois. Alice tenta d’ignorer son estomac qui criait famine, n’osant à peine bouger, car même si ça avait été dit sur un ton assez léger, elle était sûre qu’il n’hésiterais pas à la jeter dans le vide si jamais elle lui désobéissait. Finalement, mâchonnant un brin d’herbe, elle s’allongea par terre et contempla les nuages. La fatigue la pris doucement et lorsqu’elle ferma les yeux, le soleil était déjà haut, et Evangel toujours pas revenu. |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Mer 8 Sep - 21:26 | |
| -Eh bien ! Le grand air a l’air de t’avoir creusé l’appétit ! -Tu ne peux pas savoir à quel point…répondit Alice à sa mère alors qu’elle se resservait pour la troisième fois. Et dire qu’elle avait même envisagé de manger l’herbe tellement elle avait eu faim sur la falaise ! Enfin, lorsque son ventre eût doublé de volume, elle put réfléchir correctement au comportement d’Evangel. Il était revenu assez tard dans la journée et s’était forcé à sourire en la déposant chez elle, un sourire se voulant chaleureux mais horriblement crispé, presque comique. Avec un léger gloussement, Alice décida de continuer ses recherches pour le voir dans son milieu naturel : la colère et la frustration. )O( Alice s’arrêta devant le bâtiment sur le chemin du retour. Les vitraux colorés lui lançaient des appels désespérés et elle allait y céder, comme d’habitude, lorsqu’une main ferme l’empoigna pour la ramener sur le chemin qui menait chez elle. Evangel, comme si de rien n’était, marchait d’un pas assez rapide pour que l’adolescente dusse courir afin de ne pas perdre son bras, solidement ancré entre ses doigts. -Arête tu me fais mal ! Parvint elle à articuler entre deux souffles. Il s’arrêta enfin et la lâcha. -Qu’est ce que tu fais au juste ? -Je te raccompagne chez toi. -Tu appelles ça raccompagner ?! Le lendemain matin, Alice cru halluciner lorsqu’elle vit la moto garée devant chez elle, idem lorsqu’il la ramena, toujours en moto, après les cours. Puis ça devint une habitude au fil des jours. L’adolescente savait bien qu’il s’agissait là d’une surveillance assidue, remplissant tout ses temps libres jusqu’aux dimanches. Elle ne passait jamais devant le lieu interdit, et Evangel était toujours aussi froid, distant, et très impressionnant. Surtout lorsque son regard méprisant la toisait. Alice trouva ces moments de plus en plus agréables même si le comportement de l’adolescent n’évoluait pas. D’abord, elle aimait beaucoup rouler en moto avec lui, elle aimait la vitesse affolante qu’il prenait, elle aimait le vent sur son visage, et surtout, elle aimait se serrer contre lui en l’enlaçant, sentir la chaleur à travers son pull et son corps musclé sous ses doigts. Ce jour là, son plan consistait à se rendre à la bibliothèque, ce qu’il accepta sans se douter de rien. Une fois entrés dans l’immense bâtisse en ruine ils se séparèrent comme elle l’avait prévu. C’est là que consistait le plus gros de sa tache : elle s’empara de quelques livres et y cala un pavé dédié aux vieilles églises pour qu’il passe inaperçu. Les lettres étaient minuscules et le nombre de pages désespérant, mais Alice ne se découragea pas pour autant et s’y plongea immédiatement. Elle en avait lu la moitié lorsque l’ouvrage lui claqua bruyamment entre les mains, dévoilant le beau mais contrarié visage d’Evangel. Le retour se fit en silence dans une tension presque palpable et le pire lorsqu’elle referma la porte fut le visage rayonnant de sa mère qui lui posa la question fatale : - Tu me le présenteras ce garçon qui vient te chercher tous les jours ? - Il est euh…timide… Et là, pensée fatale : Evangel était il timide ? |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Lun 13 Sep - 13:42 | |
| Le dimanche suivant, Alice décida de mettre en œuvre un second plan. Il n’avait rien à voir avec le précédent et le seul point commun entre les deux c’était qu’Evangel y jouait une place plus ou moins importante. Peu importait le lieu, l’église, l’accord d’Evangel et tout le reste. C’était un plan simple et efficace. Ce jour là, bien que ce fût l’automne, presque l’hiver et que le froid devenait tellement mordant que l’adolescente se demandait (sans pour autant s’en plaindre) comment son bel ange parvenait à rester en pull toute la journée, il l’emmena à la plage. Ce n’était pas une plage, à proprement parler, puisqu’un nombre incalculable de rochers s’entassait jusqu’à former une mini falaise là où la mer atteignait une profondeur respectable. Malgré le malaise qui régnait, Alice fut ravie qu’il l’ait emmenée ici, la jeune fille s’empressa de monter sur les rochers pour s’installer tout au bord, là où la mer semblait ne partir de rien et ne jamais finir. C’était ce genre de paysage qu’elle affectionnait énormément et elle pouvait faire des kilomètres juste pour voir la mer, non au bord du sable, où elle s’échouait lamentablement avant de faire marche arrière, mais luttant contre une structure puissante, ne renonçant jamais, sauvage et indomptable. Intrigué par son sourire béat Evangel la rejoignit et l’observa avant de reporter son attention sur la mer. Alice détourna les yeux, il était temps de mettre son plan à l’action. C’était dur. Très dur. Elle n’avait pas pensé au courage qu’il fallait réunir pour le faire. Pourtant, il fallait qu’elle sache. Il fallait qu’elle essaie. Elle se haussa sur la pointe des pieds et s’approcha. C’était sans compter l’humidité qui rendait les pierres glissantes. Alice perdit brusquement l’équilibre et tomba à l’eau. Ce n’était pas assez profond pour la noyer et un rocher formait une plate forme où elle pouvait se réfugier, mais l’eau était glacée. Une main la saisit par le col et la hissa vers l’endroit qu’elle avait visé et où se tenait Evangel. Au vu de son regard plus que méprisant, elle venait encore de descendre dans son estime. Elle s’était ridiculisée. Heureusement qu’il n’avait pas remarqué qu’elle était tombée en essayant de l’embrasser ! Ce fut donc mouillée et frigorifiée qu’elle rentra chez elle. Le vent n’arrangea pas les choses bien qu’il la sécha en partie. Au moins, pensa t’elle, la tension qui s’était installée depuis la scène de la bibliothèque s’en était allée ! Même si à la place, il semblait lui rappeler tout le ridicule de la situation à chaque fois qu’il la regardait. Bientôt, il ne se gênerait pas pour exploser de rire !
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 | Sujet: Re: textes en vrac Lun 13 Sep - 18:21 | |
| La pauvre , elle et tomber dans l'eau xD |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Mer 15 Sep - 21:06 | |
| -Alice ne viendra en cours, elle est clouée au lit depuis hier, la fièvre n'est pas redescendue. Evangel se retrouva nez à nez avec la porte d'entrée. Il songea avec plaisir à la journée qu'il passerait sans cette gêneuse et s'installa sur sa moto. Le soir même, lorsqu'il rentra chez lui, un long frisson le parcourut et il lui avait semblé tout au long de la journée que quelque chose lui faisait défaut. Le lendemain il lui manquait la chaleur du corps de la jeune fille dans son dos, l'étreinte de ses bras et ce je-ne-sais-quoi qui le mettait mal à l'aise. Alice n'était toujours pas revenue en cours. Ce fut au quatrième jour qu'il commença à douter de la nature de ce manque, s'effraya de cette envie de venir la chercher, de lui parler (pourtant ils n'avaient jamais eu de vraies conversations pendant ces derniers mois ! quelques mots, quelques ordres. Rien d'autre !). Mon Dieu ! Comment ai je pu tomber aussi bêtement dans ce piège ???!!! Jura t'il avant de quitter les cours au beau milieu de la journée, enfourcher sa moto et prendre la route qu'il n'utilisait plus depuis plusieurs jours. Pas de voiture garée, sa mère était au travail. De toute façon ce n'était pas à elle qu’il venait rendre visite. Lorsqu'Alice entendit la sonnette retentir, elle soupira et ferma les yeux. Encore fiévreuse, elle avait un peu de mal à se déplacer sans trop s'épuiser. Le repos était tout indiqué dans son traitement. On insista à la porte. La jeune fille étouffa quelques noms d'oiseau bien qu'elle ne fût pas très fan de ces petites bêtes là et se traîna en bas de l'escalier pour aller ouvrir. Elle n'en crut pas ses yeux : Evangel, stoïque, se tenait devant elle alors qu'il était censé étudier à cette heure ci. Le jeune homme la toisa un court instant, puis referma la porte et partit. L'adolescente resta interdite. Elle n'avait pas vraiment compris ce qu'il venait de se passer, un moment, elle avait même eu l'impression que c'était elle qui lui rendait visite et qu'il lui avait claqué la porte au nez. C'était la meilleure celle là ! Mettant cet évènement sur le compte de la fièvre, elle partit se recoucher. )O( Une voiture se gara devant l'allée. Alice devina qu'il s'agissait de sa mère, mais des éclats de voix la forcèrent à jeter un coup d’œil par la fenêtre. Elle sourit, attendrie. Rayonnante, elle rentrait au bras d'un homme d'une trentaine d'années au visage souriant. Sûrement ce fameux Josh dont elle lui faisait les éloges depuis un certain temps ! La vision de ce couple heureux lui rappela sa propre relation avec Evangel, sa « visite » (si on peut appeler ça comme ça) de l'après midi, et la plongea dans une mélancolie mêlée à de l'envie. Du bruit se fit entendre en bas, des rires et de bruyants « chuuut ! » visant à ne pas la réveiller. Trop tard. La femme entra quelques minutes plus tard munie d'un plateau où reposait un bouillon de poule entouré de médicaments en tout genres, ce qui eu le don de faire grimacer sa fille. -Ey ma puce, tu t'es bien reposée ? Alice ne mentionna pas le fait qu'Evangel soit venu même si elle ne put réprimer un faible sourire. -Ca y est, tu as enfin réussi à inviter Josh à la maison ! Enfin, c'est bien lui qui est en bas, non ? La mère rougit et un immense sourire éclaira son visage en signe d'acquiescement. Depuis le temps qu'elle lui faisait faux bond les soirs et qu'elle lui en parlait ! Mais lui présenter alors qu'elle ne devait pas être dérangée et dormir n'était pas une bonne idée. Un autre jour peut être. |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Mer 22 Sep - 11:40 | |
| Avant dernière partie avant la fin... ^^ Alice crut apercevoir une lueur de soulagement dans les yeux sombre d'Evangel lorsqu'elle revint se placer à côté de lui en cours. Elle fit semblant de ne pas le remarquer, persuadée au fond d'elle qu'il était venu LA voir la dernière fois, mais qu'il n'osait pas l'avouer. -Dommage. Tu n'as pas été terrassée définitivement par cette fièvre. Le monde aurait pourtant été débarrassé d'une sacrée enquiquineuse ! Sidérée, Alice pivota dans sa direction et le fut encore plus lorsqu'elle découvrit un sourire moqueur pendu à ses lèvres en un rire muet. Il faisait de l'humour ! Evangel faisait de l'humour avec elle ! Choc. Evangel faisait de l'humour. Evangel daignait lui parler amicalement ou presque. Evangel... Alice eut du mal à assimiler cette idée. Elle resta bloquée quelques instants, le fixant avec des yeux ronds comme des billes et la bouche légèrement ouverte, formant un O parfait. Finalement, l'adolescent détourna la tête non pas par dépit, mais (Alice reçut un second choc qui manqua de l'achever), parce qu'il allait éclater de rire s'il la regardait une seconde de plus dans cet état. Elle eu envie de lui demander s'il n'avait pas été enlevé par des extra terrestres pendant son absence, subi un quelconque lavage de cerveau ou autre chose dans ce genre là, mais resta muette d'étonnement. Idem lorsqu'il lui tendit le casque de moto pour la ramener. Il lui fallut la nuit entière pour digérer cette énormité, et, le lendemain matin, elle était prête à gérer cette nouvelle situation. Elle prit même plaisir à faire semblant d'éternuer pour épier l'air alarmé qui se dessina l'espace d'une demie seconde sur le visage du beau blond. Elle eu envie de rire, rire pour se moquer, rire par soulagement de voir ses efforts récompensés. Elle noua ses mains avec soin sur son torse et, un sourire satisfait pendu aux lèvres, se laissa emporter contre lui. )O( Premier baiser. C'était, avait il dit, pour vérifier quelque chose qui le tracassait depuis un certain temps. Un baiser qui ne devait durer qu'une micro seconde pour s'éterniser au contact des lèvres de l'autre. Ce fut le début d'un « Nous ». Evangel fut surpris. Surpris de trouver « ça » agréable. Surpris que ce soit Elle, qu'il embrasse, Elle, qu'il avait méprisée jusqu'au bout. Quand ce mépris s'était il changé en ce qu'il venait de confirmer, c'est-à-dire de l'amour, tout du moins de l'attirance ? Ses mains n'osèrent bouger. Non ! Ce n'était pas possible qu'il l'aime !! C'était un malentendu ! Puis leurs lèvres se séparèrent et Evangel se rendit compte de ce qui lui avait échappé, enfin, ce que seul son subconscient avait remarqué le jour où il l'avait trouvée endormie sur un banc de l'église. Ses grands yeux bleus comme la mer qui l'avait fasciné le fixaient, un regard embrassant son petit visage blanc digne d'une poupée de porcelaine, le tout éclaboussé d'or. Il émanait d'elle une pureté et une fragilité qu'il n'avait jamais vue chez une autre, et puis il y avait quelque chose d'autre qui la démarquait du commun des mortels. Quelque chose qui faisait partie de son être tout entier et qu'il n'arrivait pas à définir. Cette fille l'attirait depuis la première fois qu'il l'avait rencontrée, et ça, il n'avait jamais osé se l'avouer jusqu'à ce jour. Oui, il en était sûr et certain. Il l'aimait de tout son être et avait besoin d'elle pour survivre. Evangel n'hésita plus, il attira Alice contre lui et l'embrassa à nouveau, plus passionnément. Il savait à présent que c'était Elle et personne d'autre qui partagerait sa vie. Il en était certain, le pressentant jusqu'au plus profond de son âme. )O( -Où est ce qu'on va ? -C'est une surprise. Evangel retira les mains qui cachaient les yeux d'Alice et lui laissa le temps de découvrir l'endroit. -Nous sommes... -Dans les catacombes de l'église. Il hésita un instant, mesurant la gravité de son geste, puis, sûr de lui, il avança vers une porte dissimulée. -Tu me promets que tu ne diras jamais rien de ce que je vais te montrer ? -Alors je vais enfin savoir ce que tu caches ici ! Je te le promets ! La blonde sauta au cou de son petit ami et l'embrassa. Toute excitée à l'idée de découvrir enfin ce qui hantait son esprit et accaparait sa curiosité. La pièce était sombre, sentait la poussière et était mal aérée, néanmoins cela ne découragea pas la jeune fille qui s'avança et découvrit une superbe coupe de cristal incrustée de rubis et d'ambre. Evangel expliqua : -Depuis des siècles notre famille veille sur ce trésor. Tu as devant toi la fontaine d'éternelle jeunesse, la moindre goutte d'eau à l'intérieur rendrait immortel qui la boirait. Voici le Saint Graal. La réaction d'Alice le surprit. Elle semblait...déçue. Ses craintes furent confirmées lorsqu'il l'entendit dire d'une voix neutre : -Ah...ce n'était que ça... Il tenta de rattraper l'effet qu'il avait escompté produire. -Mais tu sais, c'est strictement vrai ce qu'on dit dessus ! Nous n'avons plus le droit d'y boire, mes les plus anciens membres de ma famille encore vivants auront bientôt trois siècles ! Je te jure que c'est vrai ! Crois moi ! Elle le toisa stoïquement. -Je n'ai jamais dit que je ne te croyais pas. Je m'attendais à quelque chose de plus...important. Quelque chose de plus important ! L'adolescent ne revenait pas de ce qu'il venait d'entendre, de la mine déçue d'Alice, comme s'il lui avait montré une bague en plastique pêchée dans une boites de céréales ! Il était tellement abasourdit qu'il la laissa partir sans trop réagir. De son côté, Alice était amère. Elle qui s'attendait à quelque chose de fabuleux, voilà ce qu'il lui présentait ! Et dire qu'elle avait tout fait pour « ça » ! Dépitée, elle rentra chez elle et s'enferma dans sa chambre. Il lui semblait qu'Evangel en avait perdu de sa superbe. Avait elle été attirée vers lui tout simplement parce qu'il renfermait un mystère et rien d'autre ? N'aurait elle pas dû préserver ce mystère autours de lui ? Il lui paru évident alors que ce n'était pas de l'amour qu'elle avait ressentit pour lui. Le destin voulu que sa mère aussi essuie un échec cuisant sur ce point là quelques jours plus tard. |
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 | Sujet: Re: textes en vrac Dim 26 Sep - 13:09 | |
| bon voilà enfin la fin, promis les prochains ne seront pas aussi longs^^ Evangel sonna à la porte. Il avait mit plusieurs jour à se décider, ne sachant si c'était lui ou elle qui devait se sentir offensé. Maintenant, il se fichait pas mal qu'elle ait été déçue par ce qu'il lui avait révélé. Il trouvait cela même très bien, au moins, ne resterait elle pas avec lui pour cette fichue coupe ! Ce fut plein d'espoir qu'il la vit ouvrir la porte. Elle haussa un sourcil, stoïque, et son coeur s'emballa lorsqu'il vit de multiples cartons de déménagement derrière lui. Il lui lança un regard suppliant qui ne sembla même pas l'effleurer. )O( Je m'appelle Alice White, enfin, ce n'est qu'un des nombreux pseudonymes que j'ai emprunté ces derniers siècles. Je suis née en 1564 sous le nom de Anne-Claire Desanges et j'appartiens à une race rarissime, quasiment éteinte malgré notre durée de vie presque illimitée. Mais l'immortalité à un prix. Chaque vie ne peut contenir qu'un nombre d'années limitées, alors nous nous devons de la recommencer comme au premier jour, à chaque fois. On nous appelle les ephemerides. Ephemerides en référence aux cycles incessants de la lune qui ne cesse de revivre éternellement chaque mois. Nous ne vieillissons que lorsque nous restons ancrés dans une vie un peu trop longtemps et finissons par mourir si jamais nous refusions d'oublier pour tout recommencer. Ainsi sont les ephemerides. Ainsi sois je. )O( Alice ressentit comme un léger pincement au cœur. A vrai dire, elle avait mal, mal et peur de l'avenir. Mais elle n'était pas seule. La main d'Evangel frôla la sienne et leurs doigts se nouèrent tandis qu'elle regardait la voiture s'éloigner devant eux. |
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